Chanson – Les belles années

Chanson écrite en 2004. En 2017, décès de ma mère, j’en fais une version audio et texte pour diffuser sur YouTube. C’était sa chanson préférée.

Paroles

On m’a fait des discours sur l’amour et la beauté
Des fêtes dans ma cours avec toute la parenté.
Tout pour me dire que la vie est belle
Tout pour montrer les bons côtés
On invite l’infini à devenir son allié.

Par après j’ai appris les coups durs, les cicatrices.
À mieux prendre les courbes, endurer les pneus qui crissent.
À me renforcir avec les malheurs
À ne plus les prendre pour un supplice.
Si je suis lié à la vie, autant être complice.

On peut dire qu’on fait tout pour être heureux.
Se permettre de s’sentir un peu épié.
Que quelqu’un nous dirige, qu’une force nous inflige
La terre s’arrêtera pas de tourner, parce qu’on fait pitié.

On peut dire qu’on s’rait fou de laisser tomber.
Ignorer ses désirs de faire tout changer.
J’ai l’espoir d’une mémoire, que j’aime à regarder.
Comme d’une vie dont je n’ai vraiment rien à regretter.

Si certains croient en dieu, son pouvoir, et son histoire.
Que d’autres agissent bien espérant bien recevoir.
Ce quelque chose influence la vie
Tout en restant bien illusoire.
Moi j’aime mieux vivre avec l’infini et son bon vouloir.

Il est évident que le ch’min est parsemé.
D’autres événements un peu moins appréciés
Recherchons donc une bonne mémoire.
Oublions donc c’qu’on a tant pleuré.
Nous devrions tant convoiter les belles années. (bis)

Refrain

On peut dire qu’on s’rait fou de laisser tomber
Ignorer ses désirs de faire tout changer…
J’ai l’espoir d’une mémoire, que j’aime à regarder

Comme d’une vie dont je n’ai vraiment rien à regretter

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2 commentaires

  1. Pi-Lion…. (tu te rappelles? c’est François qui t’appelait ainsi), que deviens-tu? Es-tu toujours à Québec? J’espère que tu te portes bien. J’ai appris le décès de ton père tardivement, l’été dernier (par Giro, croisée par hasard). Je t’offres toutes mes sympathies. Pour tous ces proches que tu as perdus aussi. Aujourd’hui, je viens de tomber sur ton site, sur l’hommage que tu leurs rends, et je t’écris en pleurant un peu, après t’avoir lu, avoir écouté ta mère, et puis ta chanson. Crique me manque beaucoup! Je pense à elle tous les jours : sa petite valise de paille est bien en vue dans ma chambre. Et, elle qui aimait tant les objets minuscules, et aimait me taquiner, je suis certaine qu’elle me dirait une fois de plus que la nouvelle maison est bien trop petite pour moi… (j’habite maintenant Charlesbourg). Je t’embrasse! Si tu as le goût de renouer contact, n’hésite pas à me faire signe.

    1. Allo Marie-Claude 🙂

      Quelle agréable surprise ce message de ta part! Bravo, d’ailleurs, pour être la première personne à laisser un commentaire sur mon blogue, haha. C’est un blogue un peu secret, je ne travailles pas assez souvent dessus. J’avais l’intention d’y mettre beaucoup plus de stock, surtout concernant mes parents. Ça viendra probablement un jour! Quand j’aurai le temps d’avoir une vie 😛

      Je suis effectivement toujours à Québec et mon fils a 4 ans aujourd’hui même. On a aussi adopté un chien. Elle a 10 mois.

      Merci pour les sympathies! C’est très apprécié 🙂

      Effectivement, beaucoup de gens ont beaucoup trop de choses trop petites pour eux, hahaha.

      On se recroisera sûrement, le monde aussi, d’ailleurs, est trop petit pour nous tous.

      Au plaisir !